Le co-alignement des filaments de septines avec les microtubules est une caractéristique précoce de la résistance cellulaire acquise au paclitaxel

From Life Sciences Université Paris-Saclay

La résistance des cellules cancéreuses aux taxanes est un processus multifactoriel. Dans des cellules de cancer du sein adaptées au long cours au paclitaxel, l’équipe de Christian Poüs (UMR-S 1193, INSERM/UPSud, Faculté de Pharmacie, Châtenay-Malabry) a mis en évidence un nouveau mécanisme adaptatif qui contribue à la résistance, impliquant des modifications post-traductionnelles de tubuline ainsi que les septines, des GTPases filamenteuses considérées comme un nouvel élément du cytosquelette.

 

Dans un article paru récemment dans Cell Death & Disease, les chercheurs ont montré que, alors que l’inhibition partielle de ces facteurs restaure la sensibilité au paclitaxel, la surexpression des différentes septines formant les filaments (SEPT2, 6, 7 et 9), en particulier avec SEPT9_i1, est suffisante pour induire une résistance au paclitaxel dans différentes lignées cellulaires, qui est encore augmentée par la polyglutamylation des microtubules.
De façon surprenante, cette résistance est étroitement liée à une relocalisation des filaments de septines, des fibres de stress vers les microtubules. En effet, cette relocalisation peut être induite par un traitement aigu au paclitaxel dans des lignées cellulaires dont le niveau basal en SEPT9_i1 est déjà élevé.

Ces travaux révèlent l’importance fonctionnelle de cette relocalisation subcellulaire précoce des filaments de septines dans l’acquisition de la résistance. L’équipe tente à présent de décrypter sur le plan moléculaire ce processus de relocalisation des septines afin d’identifier de nouvelles cibles pour limiter l’acquisition de résistance lors de chimiothérapies cancéreuses utilisant des poisons du microtubule de la famille des taxanes.


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