Régulation de la voie endo‐lysosomale et du flux autophagique par un inhibiteur anti-pathogène à large spectre

From Life Sciences UPSaclay

Le système endo-lysosomal est nécessaire à de multiples fonctions cellulaires telles que l'endocytose, le tri et la dégradation des protéines et l'autophagie. De nombreuses toxines et agents pathogènes exploitent ce système pour pénétrer dans les cellules hôtes et y exercer leurs effets délétères. La modulation de la voie endo-lysosomale de l'hôte peut limiter l'intoxication par des toxines ainsi que l'infection par des agents pathogènes. La molécule ABMA, sélectionnée lors d’un criblage à haut débit contre l’action de la ricine, présente une activité antitoxine et anti-pathogène à large spectre.

 

Dans un article paru dans le FEBS Journal, Julien Barbet, Daniel Gillet et leurs collaborateurs du Département Médicaments et Technologies pour la Santé (DMTS, CEA-Joliot, Gif‐sur‐Yvette, membre du LabEx LERMIT) montrent qu’ABMA retient des toxines endocytées aux endosomes tardifs et retarde ainsi leur trafic intracellulaire. ABMA altère également le flux autophagique par une fusion excessive des endosomes tardifs et des autophagosomes. Son action sur la voie endo-lysosomale et le flux autophagique sont distinctes d’inhibiteurs connus tels que la bafilomycine A1, l'EGA ou la chloroquine. En plus d'être un inhibiteur à large spectre des toxines et d’agents pathogènes, ABMA pourrait servir d'outil moléculaire pour disséquer la physiologie cellulaire et les mécanismes de la pathogenèse liés au système endo-lysosomal.

 

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Contact : daniel.gillet @ cea.fr